Printemps…

En ce moment, sur la table de l’atelier.

En ce moment, sur la table de l’atelier.

En 2019, juste avant le confinement, j’ai réalisé une pièce appelée « Murmurations ». Il s’agit d’une pièce en coton et lurex, de 27cm sur 3 mètres, évoquant le mouvement coordonné des oiseaux ou des poissons. Initialement réalisée pour le Festival du…

Corpus Lente n’est pas un projet.C’est un livre qui existe désormais pleinement, dans sa forme, sa structure et son intention. Pendant des mois, j’ai rassemblé ce qui constituait l’ossature secrète de mon travail : les photographies des vingt dernières années,…

Dans l’atelier, le fil avance ligne après ligne. Le temps s’y dépose, s’y épaissit, se souvient. Ce texte suit le rythme de la main — du tissage au pli — là où la matière devient mémoire. Dans le textile, rien…

Il y a des gestes qu’on croit techniques et qui deviennent des langages.
Dans l’atelier, les épingles sculptent la respiration du textile.
Ce texte parle d’un équilibre fragile — celui de la forme, du geste, du vivant.

Une éxuvie, c’est la peau que laisse derrière elle une mue. C’est un reste fragile, témoin du passage d’un être, d’un état à un autre. J’aime cette image : elle dit à la fois l’abandon et la trace, le détachement et la mémoire. Elle évoque une transformation accomplie, mais dont il reste une empreinte sensible, fantomatique ou tangible.

Dans mon dernier billet du mois de juin, j’écrivais sur l’abstinence textile : ce temps forcé où mon poignet cassé m’interdisait presque tout geste. Avec le port de l’attelle, l’amplitude était réduite, le mouvement empêché. Cette immobilité brutale a d’abord…

Aujourd’hui, je suis tombée. poignet et cheville droites HS. L’accident bête (comme ils le sont tous), l’inattention, la précipitation, l’enthousiasme et paf. Crêpe ! Œuf de poule sur le poignet, douleur. J’ai cru m’évanouir, je me suis allongée sur le…

Il y a des pays qui ne se visitent pas, ils se traversent.Ou plutôt, ils vous traversent. Le Japon a été pour moi un archipel — non pas seulement géographique, mais intime.Chaque lieu, une île. Chaque île, une mue. Je…

J’ai toujours aimé le textile. Adolescente, j’ai rêvé d’avoir un grand métier à tisser à basse lisse, avec des pédales, des lames de bois, et une navette qui file comme le vent. Je ne l’ai jamais eu. Mais ce rêve…